Les Comissions de surveillance

Détenu, Gedetineerd: et la famille, en de familie? Du 18 au 28 nov. 2017.

Affiche JNP 2017. Une femme tient son enfant dans les bras. Son compagnon détenu se trouve dans sa tête.
Publication date: 
27/10/2017 - 10:00
Dans bien des cas, l'évocation de la prison renvoie aux personnes détenues, à ce qui se joue dans l’enceinte des prisons. La séparation de cette catégorie sociale de l'extérieur, nous fait oublier que de nombreux autres citoyens se retrouvent, par extension, touchés également par la structure carcérale.

En effet, selon une estimation réalisée à partir d'une enquête française de l'INSEE, il y aurait plus ou moins 76 000 personnes touchées par l'incarcération d'un proche en Belgique, dont au moins 12 000 enfants mineurs.

Cet entourage proche hors des murs, ainsi que les enfants vivant avec leur mère en prison, subissent de nombreux préjudices qui ont jusqu'à maintenant peu suscité l'intérêt des analyses sociologiques, des politiques et de la population . Ceci explique le manque de chiffres et d’analyses traitant de ce sujet dans la littérature et dans les rapports de divers organismes s'occupant de la problématique carcérale  en Belgique.

Les proches qui soutiennent les détenus sont essentiellement des femmes. Leur implication renvoie largement à un devoir familial et féminin, historiquement établi et culturellement défini comme allant de soi.  La faible attention portée à la situation des proches peut s’expliquer par l’invisibilité sociale des multiples tâches quotidiennes assumées par les femmes dans les sphères familiales .

 

Quels sont les effets concrets de l’incarcération sur les proches de détenus ?

Comment préparer le retour en société au sein de la famille ?

La prison, un horizon dépassable ….

 

Tant que le regard sur le détenu n’aura pas changé au sein de la société, cette dernière n’accordera pas plus d’attention aux conséquences de la détention sur les familles et les proches. 

C’est pourquoi, ces Journées Nationales de la Prison veulent contribuer à une prise de conscience collective de la situation carcérale belge, afin de faire évoluer les politiques pénale et pénitentiaire pour qu’elles soient plus respectueuses des droits des personnes et plus cohérentes par rapport à l’implication sociale de l’incarcération.